Adhérents de notre Association - Hospitaliers en 2014

    Jacqueline et Jocelyne - Hospitalières au Gîte de Sarrance sur le Chemin d'Arles
    pour 15 Jours à la fin du mois de Mai.

    Hélène - Hospitalière au couvent du Malet à St Côme d'Olt, dernière semaine d'Août.

    Jean-François - Hospitalier du 3 au 17 Octobre dans les Gîtes de Bazièges et Revel.




    Comment devenir Hospitalier ?

    Vous pouvez être hospitalier en France ou en Espagne. En France : Conques, Estaing et Moissac
    sont les refuges qui demandent le plus souvent des hospitaliers pour une quinzaine de jours.
    Le refuge de St-Palais est aussi demandeur. Sur les chemins de Tours, Vézelay ou Arles, vous pourrez aussi
    être utiles. Le rôle de l’hospitalier est de recevoir les pèlerins, les orienter vers les dortoirs, leur servir les repas
    et participer à certains travaux ménagers. Vous devrez aussi quelquefois préparer les repas .
    A Saint-Jean-Pied-de-Port, le rôle du bénévole de « l’Accueil Saint-Jacques » est plus proche de l’accueillant :
    Recevoir les pèlerins, les réconforter éventuellement après une longue marche, expliquer le dur chemin
    qui les mènera à Roncevaux, surtout pour ceux qui arrivent par le train et qui souvent n’ont pas l’expérience
    de la marche, trouver un logement pour la nuit, ce qui n’est pas toujours aisé,
    et enfin renseigner les touristes de passage intéressés par les « Chemins ».
    Outre le Français, l’accueillant devrait parler une langue étrangère et évidemment avoir fait le Camino Francés.
    En Espagne, il est nécessaire de bien parler espagnol et si possible une autre langue.
    Vous pourrez connaître les refuges demandeurs d’hospitaliers en naviguant sur le site :
    jacobeo.net

    ( Texte emprunté au site Au cœur du Chemin )
     

 


    Mon expérience d'hospitalière à St Côme d'Olt - Août 2014

    Hospitalière au couvent de St Côme d'Olt , j'y ai vu le chemin par les coulisses, j'ai envie de dire !

    Bien entendu, des rencontres fortes : Comme cette femme admirable, avec son fils de 10 ans et avec un âne.

    En autonomie depuis 8 jours sur le chemin, elle terminait là une marche pour soutenir financièrement

    la famille d'un enfant, ami de son fils, atteint de graves problèmes aux yeux.
    Elle était épuisée, heureuse, terriblement touchante.


    Ou cette autre femme non voyante, entourée de son guide et de 2 autres hommes
    volontaires pour ce chemin particulier.
    La gaîté que dégageait ce groupe était une belle leçon de vie
    !

    Il y en a eu d'autres, marquantes et bien différentes au long de ce séjour
    .
    Mais il y a eu aussi les corvées!!.......et c'est là que se situe tout le mérite de l'hospitalier
    .
    Savoir passer le balai, faire une grande quantité de lits, nettoyer les sanitaires, and so on
    ...
    Et à l'occasion repasser pour un pèlerin  cycliste Espagnol, complètement désespéré
    de ne pouvoir coller (à la chaleur) un bel écusson acheté au Puy.
    Et que sais je encore ?
    ...
    Le jeu étant bien sûr de répondre aimablement à quelques fantaisies totalement inutiles
    .

    Avec Nicolas venu de Compiègne, nous nous sommes trés bien entendus pour le partage des tâches.

    De plus le travail s'est fait dans la bonne humeur comme si nous nous connaissions depuis toujours .

    Ce fut une expérience riche et intéressante que je renouvellerai.

    Un seul 'hic' dans ce magnifique couvent qui est à la fois gîte et hôtellerie :
    On ne sait jamais très bien où est la place de l'hospitalier !...

    Hélène Lucas - Septembre 2014




    « Permanenciers » au Puy en Velay

     Une nouvelle expérience.
    Après l’accueil à St Jean Pied de Port, nous voici « permanenciers » au Puy, du 15 au 22 mai 2014.


    Un point commun : les lieux de travail sont situés « en haut » de la vieille ville.


    Le Musée de la FFACC* est situé dans l’Hôtel Dieu, près de la Cathédrale.
    Joli local où l’on reçoit des touristes, des randonneurs.
    C’est le départ du Chemin de Stevenson, ou le passage de la Régordane.


    Certains désirent aussi se renseigner sur le Chemin du Puy, et notre mission ressemble à celle tenue
    lors des permanences. Ils sont très surpris de trouver les 23 bâtons qui ont parcouru l’Europe en 2010
    lors de la manifestation Europa Compostela : 20000 km parcourus, 15000 participants en relais.
    Ceux partis de Norvège à ski de fond en février pour arriver en septembre, les impressionnent beaucoup.
    Les pèlerins, partis d’Allemagne, de Tchéquie, d’Autriche ont traversé la Suisse.
    A partir de Genève, ils sont enchantés par les paysages et très contents du guide édité par l’ARA**.


    Quant à nous, nous goûtons au plaisir des « calavons » qui pavent les ruelles de la vieille ville
    depuis des siècles. Nous habitons dans le quartier dit des nobles (le supérieur étant réservé au clergé,
    l’inférieur aux riches marchands, le peuple se contentant de la basse ville).
    Mais !!! … outre le caractère sournois de ces pavés, il nous faut en plus monter 60 marches
    pour atteindre notre lit. Nous sommes accueillis dans un hôtel particulier du 16ème,
    imbriqué dans un séminaire, ce qui en complique assez le plan.


    Nous sommes très heureux de rencontrer les hospitaliers de l’ARA,
    très sympas et avons partagé des moments formidables avec les pèlerins hébergés là.


    C’est souvent leur premier jour… leur première expérience…


     Nelly et Peter Fantl, 29 mai 2014

    *FFACC : Fédération Française des Associations des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle,
    qui regroupe 33 associations départementales et régionales


    **ARA : Association Rhône Alpes

     


 


    UNE SEMAINE A SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT

    Recevoir, écouter, parler, discuter, consoler, partager, conseiller, faire les gros yeux (sac trop lourd),
    supposer, interpréter, soigner, sourire, saluer, remercier, remonter le moral, épauler, accompagner,
    prêter le téléphone, défaire et refaire le sac, entretenir de bonnes relations avec le voisinage,
    répondre au téléphone aux questions les plus saugrenues, renvoyer par la poste,
    soutenir, dissuader, traduire, téléphoner, réserver un lit, gesticuler, mimer,
    baragouiner un espéranto « spécial pèlerin ! »,
    jongler avec l’allemand, l’anglais et le français bien sûr… et enfin s’affaler dans son lit :
    Tous ces verbes se conjuguent pendant une semaine de 7h30 à 23h à l’ ACCUEIL DES PELERINS.

    J’ai oublié : se fâcher et hurler « silence ! ».
    A l’arrivée du train de 16h, ils sont parfois une quarantaine, ou davantage ! , fatigués,
    épuisés par un voyage de 36h et plus, impatients, ou très volubiles qui se défoulent
    dans une pièce mal insonorisée… !!! ( pareil dans la rue de la Citadelle).

    Les coréens sont toujours aussi nombreux. Ils arrivent en cinquième position !
    mais la communication reste superficielle avec un anglais hésitant.
    Difficile d’expliquer que l’étape est longue, et dépendante des conditions métérologiques,
    qu’il n’y a rien à acheter d’ici Zubiri.

    Il y a les entêtés qui partiront malgré tout par mauvais temps à 16h30 pour ces 8h de marche !
    (grave accident cette année).
    Il y a ceux qui reviennent presque penauds, car ils ont vraiment compris que leur sac était trop lourd
    ou ils se sont trompés de chemin.

    Cette année, pour la 4ème fois, en mai, nous avons accueilli 1500 pèlerins et donné 758 carnets.

    Et puis, il y a tous les témoignages personnels qui nous sont allés droit au coeur.
    Nous sommes revenus, une fois encore la tête pleine de souvenirs et le coeur rempli d’émotions.

    Saint-Jean-Pied-de-Port : un accueil pas comme les autres et unique en son genre.

    Pèlerins varois, tentez l’expérience vous aussi !

    PS : un témoignage qui pourrait s’appliquer à tout accueillant !

    « Les pèlerins qui viennent maintenant de la plupart des pays de notre planète sont agréablement
    surpris du superbe accueil donné par quatre personnes qui manipulent avec une facilité déconcertante
    l’art de renseigner de manière très conviviale en jonglant avec plusieurs langues.
    MERCI… MERCI… MERCI de la part de tous !
    »

    Nelly Fantl (édition 2012)

 


      J'ai été hospitalier à Baziège et Revel près de Toulouse ( Chemin d'Arles ).
      Un soir, n'ayant aucun pèlerin et pour passer le temps,
      je me suis amusé à écrire une petite prose sur " l'hospitalier "

       

      La Charte de l'hospitalier.
       

      Un hospitalier est avant tout un pèlerin, 
      Qui a effectué un long Chemin
      Vers Santiago de Compostelle plusieurs fois,
      En le faisant à pied avec toute sa foi.

      Dans l'esprit de fraternité et de partage,
      Pour des rencontres humaines quelque soit l'âge;
      De ces merveilleux pèlerins venus du Monde,
      Qui se donne tous la main pour faire une ronde.

      Il a le sens de l'accueil et le don de soi,
      A l'écoute des autres et l'oubli de son moi;
      Avec le sourire, il présente ce havre de paix,
      Va avec plaisir au devant de leurs souhaits.

      Dans le souci de l'autre, il gère ce petit lieu;
      Avec fermeté et tact, sans vivre au milieu;
      De ce petit monde passager, l'instant d'un soir,
      Aide certains, pour la suite de ce Chemin de gloire.

      Un hospitalier est une personne dévouée, qui sur les Chemins de Compostelle
      s'engage pour une certaine période, à tenir un Gîte ou Auberge de pèlerins,
      pour les accueillir de façon bénévole et avec toute son amitié...

      J'ai écrit cela au Gîte de Baziège le 12 Avril 2009

      Gilbert d'Ahuy.

 


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